Préambule. |
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dans le but de résoudre leur problème commun et d'aider d'autres à se rétablir de I'alcoolisme. La seule condition requise pour en être membre est un désir d'arrêter de boire. En A.A., il n'y a ni cotisation ni droit d'inscription; nous nous finançons par nos propres contributions. A. A. N'est allié à aucune secte, confession, parti politique, organisation ou institution, ne souhaite s'engager dans aucune controverse, ne cautionne et ne s'oppose à aucune cause. Notre but primordial est de rester sobres et d'aider d'autres alcooliques à parvenir à la sobriété." |
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Il y a deux façons pratiques de décrire A.A. |
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| unissent leurs efforts et leurs espoirs en vue de surmonter leurs communes difficultés et d'aider les autres à se libérer de l'alcoolisme. L'unique condition 'admission est un désir de cesser de boire. Il n'y a ni contribution, ni honoraires requis. A.A. n'entend s'engager dans aucune controverse et, par suite, ne se fait le protagoniste de quelque cause que ce soit. Notre groupement a essentiellement pour but de nous maintenir sobres et d'aider les autres à le devenir.L'alcoolisme est le "problème commun". Les hommes et les femmes qui se considèrent membres A.A., sont et seront toujours des alcooliques. Ils ont enfin reconnu qu'ils sont impuissants vis-à-vis de l'alcool, sous quelque forme que ce soit et ils s'en abstiennent complètement aujourd'hui. Fait à souligner, ils n'essaient pas de faire face seuls à ce problème. Ils confient leurs difficultés à d'autres alcooliques. Cet échange d'aveux, d'actions et d'espoirs semble être le facteur-clé qui leur permet de vivre sans alcool, et dans la plupart des cas, sans désirer boire. La deuxième façon d'envisager" Alcooliques Anonymes" est bien d'en décrire l'édifice social. Ses effectifs comprennent plus de 2 millions d'hommes et femmes répartis aux Etats-Unis, au Canada et dans 110 autres pays environ. Ces hommes et ces femmes se réunissent en groupes locaux qui vont de quelques membres en certains milieux à plusieurs centaines dans les grands centres. Dans les régions métropolitaines, il peut y avoir une vingtaine de groupes dans les environs, et chacun tient des réunions régulières. Plusieurs de ces assemblées sont ouvertes au public; d'autres sont dites "assemblées fermées" ou pour les membres seulement, afin que ceux-ci puissent y discuter des problèmes qui peuvent difficilement être compris par le public tempérant. Le groupe est avec ses réunions l'âme de l'association. Il permet aux alcooliques et à leur famille de se réunir dans une atmosphère d'amitié et d'entraide. Il y a aujourd'hui plus de 50.000 groupes dans le monde entier, y compris ceux des hôpitaux, des prisons ou des autres institutions. |
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| Quels furent les débuts des A.A.? Les Alcooliques Anonymes ont débuté à Akron, Ohjo, États-Unis, en 1935. Un homme d'affaires de New York, sobre pour la |
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| première fois depuis des années et à la recherche d'un autre alcoolique, fut dirigé vers un médecin de cette ville. Le newyorkais avait constaté que, durant ses quelques mois de sobriété, son désir de boire diminuait Lorsqu’il essayait d'aider d'autres "ivrognes" à devenir sobres. Durant cinq ans, le nouveau mouvement, sans nom, sans organisation et sans littérature descriptive, grandit lentement. Des groupes furent formés à Akron, New York, Cleveland et quelques autres endroits. En 1939, le nom" Alcooliques Anonymes" naît de la publication du livre du même titre, et l'aide de plusieurs amis non alcooliques porte ses fruits: la société commence à attirer l'attention du grand public aux échelons national et international. Un bureau de service ouvre ses portes à New York, afin de répondre aux milliers de demandes d'information ou de documentation qui affluent chaque année de toutes parts. | |||||
| Quel est le nombre de membres actuels ? Il y a environ 98.000 groupes et près de 2.200.000 membres répartis dans plus de 138 pays. Relations avec d'autres |
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| organisations. L'association a adopté une politique de coopération mais non d'affiliation avec d'autres organisations s'intéressant au problème de l'alcoolisme. Nous n'avons pas d'opinion sur les problèmes extérieurs à l'association, et n'adhérons ni ne nous opposons à aucune cause. | |||||
| Que pense la profession médicale des A.A. ? Dès les premiers jours, l'association s'est réjouie de l'amitié et de l'encouragement de médecins qui connaissaient son |
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| programme de relèvement de l'alcoolisme. Les médecins, plus que n'importe quel autre groupe, peut-être, sont en mesure d'apprécier, depuis longtemps, l'incertitude des autres méthodes de rétablissement envers cette maladie. Les A.A. n'ont jamais prétendu posséder l'unique solution au problème de l'alcoolisme, mais leur programme a si souvent réussi là où toutes les autres méthodes avaient failli, qu'aujourd'hui, les médecins sont, dans leur localité, les meilleurs partenaires de notre programme. Jusqu'à un certain point l'attitude de la profession médicale envers A.A. fut définie en 1951, lorsque "Alcoholics Anonymous" fut désigné comme l'un des récipiendaires des fameux certificats "Lasker" en reconnaissance des incontestables succès obtenus dans le traitement de l'alcoolisme, comme maladie, effaçant ainsi la flétrissure sociale qui y était attachée. Dans certaines régions, A.A. est encore un mouvement nouveau ou inconnu et tous les médecins ne sont pas au courant de son programme de rétablissement. On trouvera, ci-après, émanant d'autorités médicales compétentes qui furent parmi les premières à observer et à apprécier le mouvement, quelques extraits de commentaires sur les A.A. Le docteur J.P. BENHAMOU, professeur à l'Université de Paris VII, chef du Service d'Hépatologie à l'hôpital Beaujon : «Il y a une dizaine d'années, j'ai été contacté par les Alcooliques Anonymes, une organisation dont je connaissais vaguement l'existence et dont j'ignorais complètement les principes. J'ai été immédiatement séduit et profondément convaincu par un des aspects de la philosophie des Alcooliques Anonymes : l'alcoolique doit prendre conscience de sa maladie et assumer ainsi son propre traitement». Le docteur NIOX-RIVIERE, Responsable de l'Unité d'Alcoologie de l'hôpital Saint-Cloud :« Pour ma part, j'ai établi des liens étroits avec les groupes d'anciens buveurs et, en particulier, avec les Alcooliques Anonymes. Leur aide s'est manifestée avant, pendant et après le séjour hospitalier. Quant à leurs modalités de fonctionnement, leur doctrine, c'est à chaque patient d'en juger la valeur. En qualité de thérapeute, j'apprécie l'efficacité du groupe où se forge une identité collective, où l'amour qui y circule permet une réparation de la personne grâce à l'assimilation de l'histoire des autres». Le docteur L. BENICHOU, neuro psychiatre à Orthez, Président du C.D.D.C.A., Chargé de Cours à l'Université de Bordeaux II : L'alcoolisme est une maladie bien particulière et un problème médical difficile. J'en suis convaincu pour l'avoir vécu souvent depuis plus de dix ans : dès lors qu'un malade alcoolique découvre la fraternité des «Alcooliques Anonymes» non seulement il reprend espoir, mais il retrouve le chemin de la Liberté. En particulier, ils savent bien qu'on ne «force» personne à se soigner et qu'on n'empêche personne de boire. Seul compte, même fugace, même à éclipses, le désir de l'alcoolique d'arrêter de boire et ce message-là A.A. sait le faire comprendre à l'alcoolique noyé dans «son» alcool. | |||||
| A.A. est-elle une société religieuse ? A.A. n'est pas une société religieuse et le fait d'être membre n'impose pas la condition d'appartenir à une croyance définie. Elle |
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| n'est alliée à aucune secte ou organisation, même si elle est approuvée et appuyée par un grand nombre de personnalités de confessions différentes. Ses membres se recrutent parmi les catholiques, les protestants, les juifs et un nombre infime de gens qui, par exception, se considèrent libres penseurs ou athées. Le programme de relèvement des Alcooliques Anonymes est indéniablement basé sur l'acceptation de certaines valeurs spirituelles. Les membres, en tant qu'individus, sont libres d'interpréter ces valeurs comme ils l'entendent ou de les ignorer s'ils le préfèrent. L'alcoolique, en général, a déjà admis son manque de contrôle avant de se joindre à A.A. Pour lui, le maître était l'alcool et il était accepté comme tel. A.A. suggère, afin d'atteindre et de maintenir sa sobriété, que l'alcoolique décide de s'appuyer sur une Puissance qu'il reconnaîtra supérieure à la sienne. Certains choisissent le groupe; d'autres préfèrent des conceptions différentes de cette Puissance. Mais la plupart des membres adoptent la conception de Dieu, «telle qu'Il puisse être compris par chaque individu». Lors de leur premier contact avec A.A., certains alcooliques manifestent clairement leur opposition à accepter une puissance supérieure à la leur. L'expérience démontre que, s'ils gardent un esprit ouvert sur ce sujet, et continuenl00 fréquenter les groupes, ils n'ont ordinairement pas trop de difficultés à trouver une solution acceptable à ce problème intimement personnel. | |||||
| Que pensent les autorités religieuses des A.A. ? Il est probable qu'aucun autre mouvement laïque des temps modernes n'a reçu don plus riche que l'appui du clergé de toutes |
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| les confessions. Comme ses médecins, les directeurs spirituels de l'homme se sont souvent penchés sur les problèmes de l'alcoolisme. Beaucoup de ministres du culte ont entendu maints honnêtes gens faire des promesses sincères de s'abstenir de cet alcool qu'ils ne pouvaient plus maîtriser - pour les voir briser ces promesses après quelques heures, quelques jours ou quelques semaines. La sympathie, la compréhension et les appels à la conscience des ministres du culte furent sans effet dans leurs efforts pour aider l'alcoolique. Il n'est donc pas surprenant que la fraternité, même si elle offre un mode de vie plutôt qu'un mode de religion bien définie, reçoive un si chaleureux appui des porte-parole des différentes confessions. Voici, sur le mouvement des A.A., quelques appréciations de certains d'entre eux. Le père Dowling, du personnel de "The Quenn's Work", a eu une occasion exceptionnelle d'observer le mouvement des Alcooliques Anonymes.«Il constate que la pierre angulaire de la thérapie des A.A. renferme l'abnégation, l'humilité, la charité, le bon exemple et les occasions d'un nouveau mode de recréation sociale. Toutes les confessions sont représentées dans le mouvement. Les lecteurs peuvent être assurés qu'aucun des articles ou des livres sur le mouvement n'apporte le "dixième" de cette conviction que l'on ressent au contact personnel d'un membre ou d'un groupe de membres dont les personnalités, les foyers, les occupations ont passé du désordre complet à des réussites solides». The Living Church (Episcopalienne). «La base de la technique des Alcooliques Anonymes repose vraiment sur le principe chrétien qu'un homme ne peut s'aider lui-même qu'en aidant les autres. Les membres comparent leur plan de rétablissement à un plan d'assurance personnelle. Il a permis à des centaines d'êtres humains voués à une dégénérescence complète, de restaurer leur santé physique, morale et spirituelle et de reconquérir par cette thérapie unique mais efficace, leur dignité et leur confiance en eux». | |||||
| A.A. est-il un mouvement de tempérance ? Non. A.A. n'est affilié à aucun mouvement de tempérance. A.A. n'endosse ou ne s'oppose à aucune cause. Cette phrase, tirée |
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| des données générales des buts de l'association, s'applique naturellement aux mouvements dits de tempérance. Lorsque l'alcoolique est devenu sobre et qu'il essaie de suivre le programme, son attitude envers l'alcool sera alors celle du malade de la fièvre des foins envers l'herbe à poux. Même si les membres se rendent parfaitement compte que l'alcool n'affecte pas certaines gens, ils savent qu'il est pour eux un poison. Ils ne désirent cependant priver personne d'une chose qui est source de plaisir pour ceux qui n'en abusent pas. Ils admettent tout simplement qu'il leur est impossible de garder cette modération. | |||||